Défi 324 des croqueurs de mots
Pour le défi 324 des croqueurs de mots animé par Gisèle (voir lien ci-dessous)
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Défi 324 des croqueurs de mots annonce.
Hissez haut me voilà à la barre du bateau des croqueurs de mots pour ce défi numéro 324. Pour le lundi 6 avril, je vous propose d'écrire une page d'un roman qui n'existe pas, comme si c'était...
https://leboncotedeschosesbis.wordpress.com/2026/03/30/defi-324-des-croqueurs-de-mots-annonce/
Voici ma participation : Une page d'un livre que je ne publierai pas. sur un sujet l'écriture automatique (le moyen de communiquer avec les esprits via l'écriture souvent à des heures miroirs. qui m'intéresse : Voir vidéo ci-dessous :
La veille de mon départ, je me réveille à minuit. Incroyable, c’est certainement l’esprit de Mémé. Je me lève, m’empresse de saisir mes stylo et carnet, m’assois sur une chaise et pose la pointe de mon Bic sur le papier. Ma main activée par une force que je ne contrôle pas se met à louvoyer sur ma feuille. Soudain, elle stoppe sa danse anarchique. Comme la dernière fois, je parviens avec difficulté à déchiffrer ce que j’ai écrit :
Bonjour Margaux, n’oublie pas notre rendez-vous demain à minuit sur la plage des dames. Je te réserve une surprise. Viens seule.
Ces quelques mots m’effrayent. Pourquoi l’esprit me dit-il d’aller non accompagnée à ce rendez-vous, ce qui m’attend serait-il désagréable ? Peut-être est-ce quelqu’un qui souhaite me nuire. Le « je t’aime » du premier message s’avérerait-il mensonger, juste fait pour appâter la proie que je représente ?
Je réfléchis, j’ai une quantité d’ennemis. Quand on a été recruteur, tous ceux qu’on a éliminés peuvent nous haïr ! Impossible de savoir quel candidat décédé m’en a voulu au point que son âme désire se venger de moi. Je me souviens soudain avoir reçu une lettre hostile de l’épouse d’un cadre senior que j’avais rencontré. Il s’était suicidé après que le dirigeant de l’entreprise et moi-même ayons préféré un autre concurrent. Elle nous tenait responsables de la mort de son mari. Je me suis sentie coupable et n’ai plus souhaité continuer à recruter. Mon métier consistait à éliminer de multiples postulants pleins d’espoir pour n’en retenir qu’un seul. La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents. Je me suis réorientée vers la mobilité professionnelle où l’on renverse l’entonnoir en offrant à un unique être humain de nombreuses possibilités d’épanouissement.
L’âme de cet homme ne peut me donner rendez-vous à Noirmoutier. Elle ignore que j’y ai passé mon enfance et ma jeunesse. Et si les esprits pouvaient tout savoir sur nous ?
J’irai à ce rendez-vous. Si c’était Mémé, j’ai tant envie de la revoir ! J’emmènerai le petit cabriolet bleu qu’elle dm’avait offert pour lui montrer que je l’ai conservé précieusement, et un taser au cas où je me retrouverais face à ce suicidé.
Le lendemain, j’emprunte en voiture le pont de Noirmoutier. Hélas ! c’est la marée haute, je n’ai pu passer par le Gois, peut-être au retour. Le soleil se couche, le ciel s’enflamme et m’offre un éventail de teintes orange, mauve et rose qui se reflète sur la mer. Devant ce magnifique paysage qui fait jaillir en moi les souvenirs des jours heureux, l’émotion me saisit, des larmes coulent sur mes joues.
Si vous voulez connaître le début et la fin, je peux vous envoyer la nouvelle que j'ai écrite sur le sujet et dont j'aurais aimé pouvoir transformer en roman, ce que je ne peux plus aujourd'hui. Il vous suffit de me le demander par mail ou messagerie.
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