Défi 350 des croqueurs de mots : le cochon qui rit

Publié le par Martine

Zaza pour le défi 350 des croqueurs de mots, nous demande : 

« Imaginez deux jeunes gens en quête d’aventures qui découvrent un vieux grimoire de recette de vin dans un domaine vinicole. Soudain, ils entendent un bruit inquiétant. Ne seraient-ils pas seuls, quelqu’un les suivrait-il ?
À vous de continuer cette histoire abracadabrantesque ! »

Un début loufoque mérite une fin qui le soit aussi, alors excusez moi, chers amis, d'avoir déliré en écrivant la suite
 

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Océane avait promis à son copain Maxime que la randonnée qu’elle lui proposait s’avérait une simple marche dans les vignes. Elle désirait profiter de cette ballade pour visiter un ancien domaine viticole qui suscitait sa curiosité. Elle évoqua son envie à Maxime. De nature craintive, il redoutait cette incursion dans ce domaine privé qui, même s’il était désaffecté, pouvait abriter des fantômes ou des êtres malfaisants, mais il ne souhaitait pas décevoir son amie et passer pour un peureux. Il accepta. Elle lui promit qu’l ne toucherait à rien.

Une heure plus tard, ils se trouvaient dans le bâtiment. Un vieux coffre attira leur attention. Océane voulut l’ouvrir, Maxime l’arrêta :

  • Non, n’y touche pas, tu avais promis
  • Allez, Maxime, on l’ouvre juste, j’ai envie de connaitre son contenu.

Elle n’attendit pas sa réponse, l’ouvrit et en sortit un vieux grimoire à la couverture en cuir. Elle le feuilleta, il contenait des recettes vinicoles, elle en lut une. Cela ressemblait plutôt à des potions magiques qu’à des formules de vins et spiritueux.

Elle cria : n’aie pas peur, vient Maxime. Ils se penchèrent tous deux sur le livre. Soudain derrière eux un bruit retentit, ils entendirent un grognement sourd et le son d’un pas lourd. Ils perçurent un souffle. Le garçon prit la main de son amie, ils se retournèrent, la terreur les tétanisait. Un cochon leur faisait face et les regardait fixement. Chaque jour Océane côtoyait des porcs. Son père en élevait dans la ferme familiale. Maxime fils de l’institutrice vivait en appartement. Il se mit à courir. Océane, lui cria,

  • revient, ce n’est qu’un cochon, Maxime, il ne va pas te manger.

Pendant ce temps, la bête déchira une page du grimoire, la saisit dans son groin, la mâchouilla un peu et la tendit à Maxime. Sa copine se rapprocha de lui pour la lire. Le titre en gros caractères de la recette « Comment comprendre les animaux pour les nuls » la fit éclater de rire. Le cochon, fier de lui, lança un grognement de satisfaction.

 

Photo Pixabay

Photo Pixabay

C’est à ce moment que le vent se leva, les feuilles du livre frémirent, un bruit de galop retentit. Les jeunes pensèrent qu’après un porc, un cheval fantôme allait les rejoindre. Non, c’était le facteur du village ! Le visage rouge tomate, il surgit sur son vélo volant et atterrit dans un nuage de poussière. Il descendit de sa bicyclette, la posa à terre, leur jeta un regard noir de colère et essoufflé, hurla :

  • Assez, ça suffit désormais, qui a encore lu la page 12 ?

Maxime et Océane surpris et apeurés se figèrent, le porc aussi. L’homme continua de déverser sa fureur.

  • Arrêtez de lire ce grimoire, même les cochons s’y mettent maintenant. À chaque fois que quelqu’un ouvre ce livre et consulte la page 12, je suis téléporté et me retrouve ici.

Le cochon profita de la stupéfaction des jeunes pour avaler la feuille incriminée du grimoire

Le facteur blêmit et s’écria :

  • oh non, pas ça !

Le silence s’installa.

L’animal semblait avoir des difficultés à digérer le papier, il rota, régurgita un magma infâme et grogna quelques paroles distinctes en riant :

  • désolé, renvoi recommandé avec accusé de réception.

Le facteur poussa un cri d’horreur

Maxime et Océane serrés l’un contre l’autre éclatèrent de rire.

Le cochon qui avait retrouvé sa sérénité reprit son chemin dans les vignes.

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Publié dans Croqueurs de mots

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J
Quelle imagination Martine ! Je me suis délectée de ta page sans craindre la téléportation. Bises
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A
MDR comme on dit ! Ton histoire est vraiment abacadabrantesque , surprenante et drôle, tellement drôle ! On pourrait presque imaginer qu'elle a une suite ! Cochon qui s'en dédit ! Bises amicales
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E
Bonjour Martine. Ta nouvelle m'a fait sourire en imaginant ce pauvre facteur téléporté. Bonne journée et bisous
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M
très amusant, on vit l'angoisse du gamin et la fureur du facteur très déjanté comme j'aime bravo !
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G
En fin de cette lecture de ce texte intéressant on se pose quelques questions ! une suite serait la bienvenue !<br /> Voila une belle journée à Toulouse avec un ciel bleu, le soleil brille et le vent est faible et doux. Je te souhaite de passer un bon et très agréable mardi. Cordiales amitiés & à +
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A
Que va devenir le pauvre facteur si le cochon a mangé la page. Je ne voudrais pas être à sa place, très amusante cette histoire .
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A
Kikou Martine,<br /> <br /> Hi ! hi !<br /> Comme tu le dis Martine...Un sacré délire !<br /> Fallait le faire.<br /> Bonne soirée, gros bisous ♥<br /> Aimée
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J
Excellent Martine , une histoire abracadabrantesque qui m'a bien fait rire .<br /> Bonne semaine <br /> Bises
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.
elle sait écrire ♥️...merci Martine !!!
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A
Les cochons animaux intelligents méritent d'être des héros. Juste le pauvre facteur à plaindre. Un texte rigolo. Bises
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M
Tu as bien fait de délirer pour cette suite c'est très amusant et cinématographique, on visualise très bien l'histoire :) Bisous et une belle journée
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Z
Coucou Martine <br /> C'est excellent et tu m'as fait rire. Merci pour cette participation abracadabrantesque.<br /> Défi merveilleusement relevé.<br /> Bises et bon début de semaine.<br /> Zaza
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C
Bravo, Martine !!! C'est un très bon délire, tu sais !!! Bon lundi ! Bisous
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J
Bonjour Martine... elle est bien bonne cette page manquante ;-) merci, heureuse journée, bises jill
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